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Infertilité masculine : Un gène incriminé

Parue dans une revue américaine, ‘Science Translational Medicine’, une étude réalisée sur une période de deux ans, auprès de 500 couples de jeunes mariés, démontre que 20% des hommes souffriraient d’une infertilité en raison d’une mutation génétique.

Cette étude avance que les couples dont les maris ont hérité du gène DEFB126 à la fois de leur père et de leur mère, ont 20% moins de chance de procréer car la tête de leurs spermatozoïdes ne possède pas de protéine qui aide généralement à franchir le col de l’utérus et à atteindre la trompe de Fallope, où a lieu la rencontre de l’ovule avec le spermatozoïde.

Infertilité masculine : Les moins à risque

Si l’homme ne porte qu’un seul variant du gène, a des spermatozoïdes de bonne qualité, nombreux et mobiles et qu’il n’a pas de problèmes d’érections (voir ce produit si c’est le cas), il y a de grandes chances qu’un spermatozoïde parvienne à féconder l’ovule.

Seules les femmes dont les maris présentaient deux fois le gène DEFB126 avaient une chance réduite à 60% de tomber enceinte en comparaison aux femmes dont les conjoints ne portaient aucune mutation. Dans le cas où le couple parvenait à procréer malgré la mutation génétique du mari, il y arrivait avec plus de difficulté, soit deux mois plus tard en comparaison à un couple normal.

Un test pour détecter le gène DEFB126

L’équipe internationale de chercheurs a exprimé le besoin de mettre en place un test de dépistage pas cher afin de permettre aux couples de détecter le plus vite possible la présence de ce gène chez l’homme. Ils pourront ainsi recourir dans un meilleur délai à  une assistance médicalisée à la procréation, comme par exemple la fécondation in vitro (FIV). Rappelons-le, les chances de réussite de la FIV diminuent avec l’âge.